Monologue intérieur. Ou comment faire pour exprimer ce qui ne veut pas sortir ...
Au-dessus de moi, le ciel.
Fin Octobre, et le soleil brille.
C'est la scène cliché du cimetière envahi par les feuilles mortes.
Tant de déchets…
Habillés en noir, la tête baissée, nous réfléchissons au sens de notre vie.
La grande boîte avance, portée par des hommes en queue-de-pie. Même après, on continue d’avoir besoin d’être porté par les autres. Porté, ou supporté ? Là, ce doit être ce qu’on appelle un poids mort… Quelle ironie.
Je veux pas finir dans une boîte. Laissez moi dans un champ, jetez moi à la mer, envolez moi, mais ne me laissez pas six pieds sous terre, avec les asticots... Je veux me dissoudre, disparaître comme si je n’avais jamais été. Il est injuste de peser sur les siens alors même que ce jour-là justement on ne peut plus rien faire pour eux.
S’il faut partir un jour, alors autant quitter la scène avec classe. Le public applaudit et sort du théâtre, il continue sa vie. Tant de belles réflexions, mais notre dernier moment fait réapparaitre un très ancien instinct de survie. Pourquoi réfléchir au sens du vivant, puisqu’il est, et sera toujours, supérieur, intouchable, notre plus important et irréfutable paradigme, qui se prouve a chaque seconde dans ce gigantesque univers.
Oui, il faut faire quelque chose de nos vies, puisqu'elles s'arrêtent si vite.
Mais qu’en restera-t-il ?
Je manque d'originalité, c'est certain, en parlant de vie et de mort…